| Que fait-on pendant la nuit qui relie les deux années en Chine ? On mange des raviolis, on regarde la télé et on fait péter des pétards. Bon, pour la télé, pas de secrets, ça fait partie des nouvelles habitudes comme dans plus en plus de pays dans le monde, on ne va pas s’attarder là-dessus. |
What do we do during the night that links two years in China? We eat dumplings, we watch tv and we blow up firecrackers. Ok, concerning the tv, no big secret here, it is a new habit as in most countries nowadays. I won’t loose a second talking about that. |
| On mange des raviolis. Pourquoi ? Aha. Je vous ai déjà dit une fois ou l’autre que nombre de coutumes et superstitions chinoises sont liés à des consonances entre les mots. Par exemple, on n’offre jamais de poires à un ami, parce que les mots « poires » et « séparation » se prononcent de manière très similaires. Offrir une poire, c’est prendre le risque de la séparation. Mauvais karma. Et bien pour les raviolis, c’est pareil. Un ravioli, ça se dit Jiaozi (djia-o-dzeu), et le verbe Jiao veut dire « se rejoindre, se toucher par les extrémités ». La nuit entre l’ancienne et la nouvelle année, les deux années se rejoignent, se touchent presque. On mange alors des raviolis, parce que ça se prononce pareil. |
We eat dumplings. Why? A-ha. I already told you one or twice that more than one Chinese habit or superstition is based on similarity in pronunciation of words in Mandarin. For example, you should never offer a pear to a friend, because the words “pear” and “separation” are pronounced very similarly. To offer a pear is taking the risk of separation. Bad karma, ain’t it? Well, for dumplings, it is the same. A dumpling is called Jiaozi (Jea-ao-dzer) and the verb “Jiao” means “to meet, to connect by extremities”. The night between the old and the new year, the two years connect, almost touch one another. Hence, the dumpling eating, since it is pronounced the same. |
| On fait péter des pétards. Pourquoi ? Héhé. Il faut savoir qu’il existe dans la tradition chinoise un dragon malveillant, qui s’appelle Nian (Ni-hyène), c’est-à-dire dont le nom se prononce comme le mot « année ». Il faut bien prendre garde à ne pas attirer le dragon maléfique pendant la nuit qui accompagne la nouvelle année, sans quoi cette nouvelle année pourrait commencer sous des mauvais auspices. Les pétards ont donc pour rôle d’effrayer le dragon, de le repousser. Il s’agit donc ici d’un rituel pour commencer au mieux une nouvelle année. |
We blow up firecrackers. Why? Huhu. In the Chinese tradition, there is an evil dragon, called Nian (Nee-an), which is exactly the same pronunciation as the word “year”. It is very important therefore not to draw the attention of the evil dragon during the new year’s eve, else it would be a damn’ bad omen for the year to come. Firecrackers are used to scare him off, to drive him away. It is thus a kind of ritual to begin a new year and hope it is gonna be a good one. |